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Caractéristiques du Karthala

Le Karthala est un volcan, et comme tout volcan il est donc dangereux. C’est une raison amplement suffisante pour l’étudier, le connaître et arriver ainsi à s’en protéger, histoire de vivre en bonne intelligence avec lui ; bref, l’apprivoiser. Mais ce n’est pas tout, il existe un grand nombre de paramètres et de données relatifs à l’anatomie du volcan qui sont également source de motivation pour son étude. Le Karthala est un volcan très actif dans l’île de la Grande-Comore, le seul volcan qui reste en activité dans l’archipel des Comores.

C’est un volcan très jeune, en comparaison aux volcans dans le monde, il est âgé d’environ 130.000 ans, d’après les responsables de l’Observatoire du Karthala (OVK). Il est de type hawaiien, comme son cousin de la Réunion. Le Karthala occupe pratiquement les deux tiers de la surface totale de l’île. Sa hauteur visible, en partant du niveau des mers, est de 2360 m. Mais, un peu comme les icebergs dans les pôles, il part de fonds marins situés à 4000 m de profondeur, et sa véritable hauteur totale est donc légèrement supérieure à 6000 m. En comparaison, le Mont Everest, qui est le pic montagneux le plus haut s’élève à un peu plus de 8000 m. Tandis que le volcan le plus imposant, l’île Hawaii, a une hauteur totale (partie submergée et partie visible) d’un peu plus de 9000 m.

Depuis le 19e siècle, on dénombre globalement une vingtaine d’éruptions. Régulièrement des coulées de lave s’épanchent jusqu’en mer. Cependant, un changement de comportement s’est opéré depuis 2005, et l’on enregistre une éruption quasiment tous les ans. La dernière en date est survenue le 13 janvier 2007. Ce changement de comportement n’a encore rien altéré à la nature des éruptions du volcan Karthala qui sont régulièrement de type magmatique ou phréato-magmatique.

Dans le voisinage continental, le Karthala a des cousins pas très éloignés encore en activité : Nyirangongo (3469 m, Congo), Ardoukoba (298 m, Djibouti), et Dabbahu (1442 m, Ethiopie). Le Karthala, volcan de point chaud (c’est-à-dire qui prend naissance directement des plaques tectoniques, selon les spécialistes de l’OVK), a une caldeira de trois km sur quatre, située dans la partie centrale au sud de l’île. En comparaison, la plus grosse caldeira (Toba, île de Sumatra) a un diamètre de 40 km et une profondeur de plusieurs centaines de mètres. Auparavant, on avait enregistré une fréquence d’éruption, en moyenne tous les dix ou onze ans, tout au long du 20e siècle.

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